Toi & Moi après le road-trip

Après le road-trip, lorsque nous avons quitté Vancouver fin septembre, nous ne savions pas vraiment où aller. L’objectif était de trouver un endroit où vivre pour l’hiver au minimum. On s’était imaginé avant le départ, qu’en chemin, on trouverait la ville où on voudrait vivre et donc qu’on y retournerait naturellement après le voyage. Malheureusement ou non, ce n’a pas été le cas, on ne savait vraiment pas où aller pour s’installer après le road-trip.

Nelson, première ville de chute en Colombie-Britannique

À Vancouver, quand nous avions dîné avec mes amis de Taiwan, ils nous ont parlé d’une petite ville à l’est de la Colombie-Britannique, appelé Nelson. Ce qu’ils nous ont dit sur cette ville nous a vraiment donné envie d’aller y faire un tour et voir si on pourrait s’y plaire.

On a donc pris la direction de Nelson dès le 1er octobre. En route, on s’est arrêté à Hope et à Osoyoos au sud de la vallée de l’Okanagan. On a aussi passé une nuit dans la plus petite ville du Canada.

Arrivée à Nelson, nous avons beaucoup aimé les paysages. Un bon point 🙂 Nous sommes tout d’abord passé à l’office du tourisme pour trouver un camping encore ouvert avec une connexion internet. Nous avons eu beaucoup de chance de trouver un terrain encore ouvert. Malheureusement, celui-ci fermait 1 semaine plus tard donc nous étions limité par le temps pour décider si on restait ici. Il commençait à faire un peu trop froid pour ne pas dormir dans un camping et nous avions absolument besoin d’une connexion internet, car je reprenais le travail. 

La ville nous plaisait avec ses petites boutiques le long d’une rue principale et la population était jeune et active, un de nos critères de recherche. Mais, après une semaine à Nelson où nous avons surtout fait des recherches de travail et de logement, nous nous sommes rendu compte que ce ne serait pas notre ville d’accueil. Les logements étaient vraiment chers et il y avait peu d’offres d’emploi.

Que faire quand on a le choix ?

Durant cette semaine, nous avons exploré toutes les possibilités pour la suite de notre aventure. Nous avons comparé de nombreuses villes que nous avions visités ou non, pour savoir si on trouverait facilement un logement, ou alors un camping ouvert à l’année en envisageant de vivre toute l’année dans le camion. On a scruté les offres d’emploi de toutes ces villes et comparé les coûts de vie selon des chiffres trouvés sur internet. On s’est beaucoup servi du site https://www.numbeo.com/cost-of-living/ pour faire un benchmark des villes qui nous intéressaient. 

Jamais je n’aurais imaginé que ce soit si difficile de choisir un endroit où s’installer après le road-trip. On n’avait jamais vraiment eu le choix par rapport à cela. On a vécu à différents endroits soit par “obligation”, car on suivait nos parents, soit par “choix” lié à une raison comme les études, le travail, etc. Qui a le luxe de pouvoir dire “Aller, je quitte tout et je vais aller m’installer ailleurs” sans vraiment savoir où ?

Cette période a quand même été très difficile. On était perdu, sans but, sans raison, sans obligation. :/

La piste du Wwoofing après le road-trip

Lorsque nous étions à Nelson en train de chercher où vivre et quoi faire après le road-trip, on s’est dit que faire du Wwoofing serait une possibilité. On a pas vraiment besoin de gagner de l’argent, on avait juste besoin d’un endroit où vivre pour l’hiver. Donc le Wwoofing se présentait comme être une bonne option pour pouvoir vivre grâce à notre labeur.  

Pour ceux qui ne connaissent pas le Wwoofing, il s’agit d’aller travailler dans une ferme, souvent en agriculture biologique ou permaculture, en échange d’être logé, nourri et blanchi, sur une période définie. 

On a donc contacté plusieurs fermes qui indiquaient accueillir des Woofers en hiver. Nous avons eu une réponse d’un monsieur qui nous expliquait qu’il pourrait avoir besoin d’aide, mais ne savait pas pendant combien de temps et donc ne pouvait pas nous garantir du travail tout l’hiver.

On est tout de même aller à sa rencontre pour discuter et voir ce qu’il était possible de faire. Pris de court et étant très occupé, notre expérience de Wwoofing n’a pas pu aboutir. Nous avons quand même pu visiter sa ferme où il fait pousser des légumes, s’occupe de chèvre pour faire du fromage et vit en totale autonomie énergétique grâce à ses panneaux solaires. 

Perte de puissance après le road-trip

En partant en direction de Hills près de Nakusp pour aller rencontrer le monsieur du Wwoofing, dans une montée, Couik-Couik à commencé à perdre de la puissance. On continuait à rouler, mais très lentement dans la Slocan Valley. Arrivée sur place, nous avons pris le temps de regarder d’où pouvait provenir ce problème, mais nous n’avons rien trouvé.

Il n’y avait pas de garage dans le hameau où se situait la ferme. Il n’y avait pas de réseau cellulaire non plus donc c’était assez stressant. La ville la plus proche était Castlegar à 120 km.

Sur la route après le road-trip

Après avoir décidé de ne pas rester pour le Wwoofing, nous avons refait la route jusqu’à Castlegar pour trouver un garage qui pourrait nous aider. Nous étions assez dépité. Entre le stress du coût des réparations, le stress d’avoir une connexion internet et le stress de ne pas savoir ce qu’on allait faire par la suite, ce n’est pas que le camion qui a subit une perte de puissance… Nous étions bien démoralisés nous aussi ! 

L’aventure garage à Castlegar 

Nous nous sommes d’abord présenté à un garage de camion. Nous avons déjà été confrontés à des garages qui ne pouvaient pas nous accueillir à cause de la hauteur de notre camping-car. 

Le garage nous a annoncés qu’il ne pouvait pas nous aider, car notre moteur ne correspond pas à ceux des camions. Ils nous ont indiqué plusieurs adresses où on pouvait aller pour notre problème. Avec beaucoup de chance, nous avons pu avoir un rendez-vous pour le lendemain après-midi. En attendant, nous sommes allés dans le seul camping encore ouvert de la ville. 

Deux techniciens se sont penchés sur notre cas toute l’après-midi sans trouver de réelles causes à notre perte de puissance. Nous les avons même aidé en leur suggérant des idées vu qu’on connaît quand même assez bien notre moteur. Finalement, c’est à la fermeture du garage que le gérant a trouvé une des causes à notre problème.

Nous avons passé la nuit devant le garage avec un raccord électrique gratuit. Nous avions même une super connexion internet pour pouvoir travailler le lendemain matin. Puis, nous avons passé une bonne partie de la journée du lendemain au garage. Nous en avons eu pour un prix très raisonnable et avons pu repartir, cette fois-ci en direction de Cranbrook

Cranbrook, petite ville de Colombie-Britannique

On a ciblé Cranbrook comme ville où on pouvait s’installer après le road-trip car il y avait des offres d’emploi intéressantes, les loyers étaient assez élevés à cause de la crise du logement, mais, il y avait deux campings ouverts à l’année. 

On s’est donc installés dans le camping le plus proche du centre-ville pour une semaine et avons envoyés des candidatures. En attendant, on s’est baladé à vélo dans la ville. On a aussi recherché des appartements et on est même entré en contact avec d’autres jeunes couples arrivés fraîchement dans cette ville. 

Cranbrook, Canada

Au bout d’une semaine, nous n’avions eu aucune réponse pour du travail et la ville ne me plaisait pas tellement. Cela faisait 2 semaines que nous cherchions désespérément quoi faire de l’hiver et je commençais vraiment à déprimer. Il a fallu faire une grosse remise en question. C’est là qu’on s’est dit que peut-être, il ne fallait pas cibler une ville pour ses offres d’emplois et le prix des loyers, mais plutôt pour l’attrait qu’on en a. 

De toutes les villes que nous avions envisagé, il y avait Canmore. Cette petite ville se trouve en Alberta, juste avant l’entrée dans le parc national de Banff. Nous avions beaucoup aimé cette ville lors de notre road-trip pendant l’été. Nous y avions passé plus d’une semaine donc on était sûr que cette fois-ci le cadre nous plairait. 

On s’est donc mis en chemin pour Canmore. Nous avons fait la route d’une traite, car nous avions vraiment hâte d’être dans un endroit qu’on aime. 

Vivre à Canmore après le road-trip

On était déterminé de faire en sorte que cette ville soit la bonne. Cette fois-ci, on s’est donné deux semaines pour que Pierre-Adrien trouve un emploi. Après quoi, il aurait postulé pour travailler chez McDo ou dans un autre fast-food.

Nous nous étions installé dans un camping en attendant pour que je puisse travailler avec une connexion internet stable et pour pouvoir se brancher pour mettre le chauffage. Les températures hivernales s’étaient installées et la neige aussi. On ne pouvait plus se servir de l’eau dans le VR, car les tuyaux risquaient de geler. Heureusement qu’il y avait des douches dans le camping. Nous faisions même notre vaisselle dans le bac de douche, juste avant de nous laver nous-même. 

La plupart des offres d’emploi pour lesquelles Pierre-Adrien postulait nécessitaient d’avoir un véhicule donc nous avons fait l’acquisition d’un pick-up assez rapidement. 

Au bout d’une semaine de recherche, P-A a eu deux entretiens pour des postes à Banff. Une fois son contrat signé pour travailler en tant qu’aide sur des chantiers de démolition et rénovation, nous sommes allés visiter des chambres en colocation. 

Pierre-Adrien a commencé son travail le 28 octobre et nous avons emménagé à Banff le 1er novembre. 

Hivernisation du camping-car

Comme on emménageait dans une maison, il a fallu trouver quoi faire avec Couik-Couik. À Banff, il n’est pas possible de laisser son véhicule garé dans la rue pendant plus de 72h sans le bouger. On ne voulait pas s’embêter à devoir le déplacer régulièrement, surtout qu’il prend beaucoup de place. On avait aussi un peu peur que le froid abîme le moteur ou les canalisations.

Après avoir déménagé toutes nos affaires du camping-car à la maison, nous l’avons emmené dans un entrepôt pour VR au nord de Calgary. Là, nous l’avons hivernisé, c’est-à-dire, suivre une procédure pour éviter qu’il ne s’abîme trop pendant l’hiver. On a protégé les roues, vidés les réservoirs et passé de l’antigel dans toutes les canalisations, fermé le propane, retiré les batteries, relevé les cousins, et fait un grand ménage. 

Nous payons 70 $ par mois pour l’entreposer. Sur place nous avons accès à de l’eau et une station de vidange. Nous allons lui rendre visite environ une fois par mois pour s’assurer qu’il n’y a pas d’infiltrations et que le moteur démarre. 

Notre aventure après le road-trip aura duré un mois entre le moment où on a quitté Vancouver, notre dernière étape et le moment où on s’est installé dans notre maison à Banff avec un travail et un véhicule. 

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