Carcross Desert ©Joseph | Flickr

La suite de notre voyage au Canada annulé à cause du Covid-19. Comme pour beaucoup de voyageurs, tous nos plans ont été chamboulés. Comme pour beaucoup de personnes, notre vie a été impactée par cette épidémie. 

Le projet avant le Covid-19

On parle de la “suite” du voyage, car le Yukon était un des objectifs de notre découverte du Canada. Malheureusement, nous n’avions pas pu y aller en 2019 lors du road-trip avec le camping-car.

Nous avions donc comme projet pour l’été 2020 de partir pour un second road-trip d’environ 4 mois pour aller visiter le Yukon et enfin terminer ce voyage à travers le Canada.

Le plan était de quitter notre maison à Banff le 1er mai pour monter en direction de l’Alaska tout en prenant notre temps pour découvrir le nord de la Colombie-Britannique comme le Liard River Hot Springs Provincial Park.

Ensuite, au Yukon, nous aurions visité le désert de Carcross (lieu où Pierre-Adrien voulait initialement faire sa demande en mariage), puis Whitehorse et les alentours avant de partir en Alaska. Dans l’idée, on pensait être en Alaska autour du 4 juillet pour la fête de l’indépendance.

Carcross Desert ©Joseph  | Flickr
Carcross Desert ©Joseph | Flickr

L’Alaska

On s’est dit qu’on allait être tellement proche que c’était bête de ne pas en profiter pour aller faire un tour en Alaska. =D J’avais trouvé de nombreuses randonnées à faire, sur des fjords, des glaciers ou autour de lacs. Ensuite, on devait aller visiter le Parc National de Denali.

Si vous n’avez pas encore entendu parler de l’histoire de Christopher McCandless, je vous invite à regarder le film Into the Wild.

Les autorités américaines ont fait extraire le bus, encore présent dans la montagne, par héliportage le 18 juin 2020. Rejoindre le lieu était devenu une aventure périlleuse mais populaire pour les fans de l’histoire. (Cette randonnée n’était pas à notre programme !) 😉

Pour continuer en Alaska, on comptait faire un tour à Fairbanks et au Pole Nord avant de rejoindre la Top of the World Highway qui mène à Dawson City au Yukon.

TopOfTheWorldHighway

Le Nord du Yukon

Dawson City serait notre point de réapprovisionnement et de départ pour une aventure de deux semaines sur la Dempster Highway, un aller/retour vers l’océan.

Un de nos objectifs sur le premier road-trip était de rejoindre le cercle polaire. Nous n’allions pas aller plus loin, car avec le gros camping-car, on avait déjà bien assez peur de crever un pneus sur l’autoroute. Alors, la Dempster Highway, c’était un peu trop pour nous avec ce véhicule. Or, on devait voyager en 2020 avec un véhicule plus léger donc on pensait aller jusqu’à l’Océan Arctic pour s’y baigner. (Un nouvel objectif à rajouter sur la Bucket List, avant 30 ans peut-être pas, mais on en refera une pour l’avant 40 ans. 😉 )

océan arctic - voyage annulé à cause du Covid-19
Arctic Ocean © Tania Liu | Flickr

On aurait ensuite tout redescendu jusqu’à Vancouver en Colombie britannique en faisant un crochet par Prince Rupert et Squamish (pour une randonnée qu’on n’a pas pu faire en 2019).

Sud-Ouest de la Colombie-Britannique

Du Nord de Vancouver, nous voulions prendre une suite de ferry pour rejoindre Powell River puis l’île de Vancouver par la Sunshine Coast. On voulait ensuite aller refaire un tour vers Tofino puis Victoria en passant cette fois-ci à Port Renfrew.

Plage de Tofino, Long Beach, Vancouver Island, Colombie-Britannique

De retour, sur le continent, on pensait retourner dans les montagnes en passant par Revelstoke et le Parc National des Glaciers (celui du Canada, pas Glacier aux USA) que nous avions loupés en 2019.

De l’Alberta au Québec

La destination finale de ces plus 15 000 kilomètres de road-trip devait être Montréal. Nous voulions revoir des amies avant de partir et repasser par certains parcs nationaux que nous n’avions pas fait pendant le road-trip de 2019, comme Lacs Waterton et les Prairies.

De Montréal, nous aurions pris un vol pour rentrer en France à l’automne 2020, après avoir vendu notre pick-up, Jimmy.

itinéraire annulé à cause du Covid-19

Prêt à partir malgré le Covid-19

Quand le Covid-19 a commencé au début de l’année, nous avons d’abord eu la fermeture des stations de ski, puis le licenciement de P-A du restaurant dans lequel il travaillait en tant que plongeur. Tous les restaurants ont fermé en même temps, sauf ceux qui pouvaient assurer la livraison ou faire des plats à emporter. P-A continuait donc quand même de livrer des pizzas pour Domino’s. De plus, les parents de P-A, qui devaient passer 10 jours avec nous à Banff, ont dû annuler à cause des frontières qui fermaient une à une mi-mars. En avril, on aurait aussi dû voir nos amis Jim et Laurie qu’on a rencontré l’été passé. 

La frontière des Etats-Unis fermait aussi donc on envisageait de faire le road-trip sans l’Alaska, mais ensuite les frontières des Territoires du Nord-Ouest ont fermés pour protéger les populations du Covid-19 à cause du manque d’infrastructures médicalisés dans les territoires. Le Yukon a rapidement suivi cette décision. C’est là que nous commencions à vraiment comprendre que notre voyage était compromis ! Pas de Yukon, pas de voyage…

Entre temps, le gouvernement du Canada a tout fermé : les parcs nationaux, les campings, même les aires d’autoroute pour empêcher les Canadiens d’aller camper ! Mi-avril, quand la situation a commencé à se calmer au Canada, nous avons pris la décision de laisser passer le mois de mai en campant là où il était possible, pour voir si les frontières réouvriraient.

Nous étions prêts, le 29 avril nous avons vendu notre camping-car. Le lendemain, nous quittions notre colocation à Banff, avec pour seules affaires le contenu de nos valises, notre matelas sur-mesure (du camping-car) et du matériel de camping. 

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