Expatriations à Bangkok en Thaïlande

[Toi] – J’ai eu la grande chance de pouvoir être expatrié à Bangkok en Thaïlande deux fois en 20 ans

Toi en spectacle scolaire, danse Thailandaise, Bangkok

Expatriation familiale dans la capitale thaïlandaise

Après avoir vécu 6 ans dans la région lyonnaise et uniquement 6 ans de ma vie, je suis partie vivre à Bangkok car mon père avait été muté avec sa famille pour le travail. Nous y avons vécu de 1999 à 2002 soit mes classes de CE1, CE2 et CM1 (à moitié).

Nouveaux amis, nouvelle école (française), nouvelle maison (même deux, nous avons déménagé après la naissance de mon petit frère en 2000), nouvelle ville, nouveau pays, nouveau continent…
On découvre une nouvelle langue, une nouvelle culture, un nouveau climat, un nouveau mode de vie… et a cet âge-là, on s’imprègne très facilement.

Vadrouille en Asie du sud-est

On a beaucoup voyagé en Thaïlande mais aussi dans les pays voisins : Laos, Vietnam, Indonésie (Bali).

Toi dans une tribu au Nord de la Thailande

Mon pire souvenir fut lorsque mon père nous annonça que nous déménagions. En 2002, en plein milieu d’année scolaire de mon CM1, nous partions dans une nouvelle ville dans un nouveau pays. Et ce n’était pas un retour en France mais un nouveau départ à Taïwan.

Echange universitaire à Bangkok

Dans le cadre de mes études de Management du Tourisme à Sup de Co La Rochelle, je suis partie 3 mois à Bangkok en Thaïlande pour suivre des cours dans une université partenaire en 2012.

L’université

L’université partenaire était le Collège International pour les Études de Durabilité à Srinakharinwirot University située dans le centre de Bangkok, sur le Sukhumvit Soi 23.

C’est l’une des plus anciennes institutions d’éducation en Thaïlande. Avec plus de 60 ans, cette école a été nommé par le Roi en 1974 . Son nom signifie « La croissance et l’élégance de la ville ». Cette université comporte 13 facultés et 5 collèges qui enseignent différents domaines. Le Collège International pour les Études de Durabilité a été établie en 2005 et est le seul à proposer des diplômes entièrement en anglais. Avec mon amie (qui faisait le même échange), nous avons sélectionnés 4 cours (le minimum pour valider notre semestre) sur la journée du mardi et du mercredi pour pouvoir profiter et avoir le temps libre pour voyager un peu dans le pays avec nos petits moyens.

L’uniforme

En Thaïlande, l’uniforme scolaire est obligatoire jusqu’à la fin des études. Donc oui, nous étions en uniforme aussi. D’ailleurs, nous avons dû aller les acheter dans un magasin spécialisé en uniforme car on ne trouvait pas nos tailles dans les centres commerciaux. Nous étions catégorisés par « Fat size madame, European size ». De quoi prend un gros coup dans son estime de soi…

Uniforme en Thailande

La vie à Bangkok

Le logement

Nous louions un appartement (avec piscine et salle de sport dans l’immeuble) dans le même quartier que lorsque j’étais petite. C’est plus au moins le quartier des expatriés, non loin de l’école française et de l’alliance française. Il se situait sur le Soi Si Bamphen entre Sathorn et le Parc Lumphini.

La plupart des appartements en résidence n’ont pas de cuisine équipée. Etant donné que nous ne restions que 3 mois, nous n’avions pas trop envie d’investir dans ces choses-là.  Nous mangions donc dehors la plupart du temps.

La nourriture

Notre rue étant assez commerçante, on trouvait des nombreux restaurants touristiques ou non.  Pizzeria, grill américain, indien, resto traditionnel, bui-bui dans la rue, etc… Oui, dans la rue c’est pas toujours très bon (pour nous occidentaux) mais ce n’est pas cher et on s’y habitue vite ! Et oui, je suis sûr d’avoir mangé du chien au lieu de poulet en commandant des brochettes.

Le transport

L’université ne se situant pas du tout dans le même quartier que notre logement, c’était un vrai parcours du combattant pour s’y rendre deux fois par semaine. Nous devions prendre un taxi-moto de 5 minutes jusqu’au métro (en amazone bien sûr, nous étions en jupe tailleur). Puis nous prenions le métro pour 3 arrêts et enfin un autre taxi-moto, pour aller au bout de la rue, où se situait l’entrée la plus proche de l’université. (Il faisait beaucoup trop chaud et humide pour marcher, même sur 200 mètres)

La vie sociale

C’était très difficile de devenir amis avec les élèves de notre classe. Ils vivaient tous chez leurs parents ou en famille et beaucoup habitaient très loin voire en dehors de Bangkok. On ne se voyait donc jamais en dehors de nos deux jours de cours. L’autre barrière était que l’on avait l’impression qu’ils étaient beaucoup plus jeunes que nous et eux trouvait que l’on avait l’air plus vieux que les professeurs.

Étant donné que j’ai vécu à Bangkok lorsque j’étais enfant, je connaissais encore un peu de monde sur place. Des amis à mes parents, mais aussi des anciens camarades de classe qui étaient encore là et avait décidé d’y rester pour leurs études. C’était extrêmement drôle et agréable de revoir ce beau petit monde 12 ans plus tard. J’ai d’ailleurs fêté mes 20 ans avec des amis que je n’avais pas revu depuis l’âge de 8 ans.

De fil en aiguille*, nous avons rencontré d’autres expatriés et avons commencé à beaucoup sortir à Bangkok, au point où souvent nous repoussions nos voyages pour rester en ville et faire la fête.

Les soirées

*C’est surtout grâce à un bar, le Cheap Charlies sur Sukhumvit Soi 11, que nous avons rencontré tant de gens. C’est un bar de rue, tout en bois, où les boissons ne coûtent quasiment rien et est très fréquenté par les farangs (expatriés blancs).

Un autre lieu où nous sortions souvent était le Dusit Thani Hotel sur Silom qui proposait tous les vendredis soir un « ladies night » (soirée entre filles) avec un open bar gratuit de 19h à 21h. Pour les garçons, c’était open bar mais pour 500 bath (13€) ce qui ne reste pas très cher. Et ensuite nous allions sur RCA (Royal City Avenue) , une grande avenue longée d’un côté uniquement par des boites de nuits. Elle est fréquentée exclusivement par la jeunesse dorée thaïlandaise et les farangs.

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